Quel psy pour mon enfant : un choix délicat pour les parents

Quel psy pour mon enfant : un choix délicat pour les parents

Quel psy pour mon enfant ? Les parents bienveillants, qui veillent sur leurs enfants, s’inquiètent tous un jour du bien-être psychologique de leurs enfants. Décider de faire appel à un tiers professionnel pour aider son enfant est une initiative importante, un choix de parents qui est délicat et important. Quel professionnel est le mieux adapté aux difficultés et aux besoins de mon enfant ? Multiples choix s’offrent aux parents : entre le pédopsychiatre, le psychologue, le psychologue pour enfants et adolescents, le psychanalyste, le sophrologue, ou le thérapeute familiale, quel professionnel choisir ? Comment faire le bon choix et éviter de se tromper ? Sandrine Victoire, coach et thérapeute établie dans le 94 Val de Marne, nous éclaire ici sur ce choix délicat que celui de faire suivre son enfant.

 

Quel psy pour mon enfant
Quel psy pour mon enfant, lequel choisir ?
article écrit par Sandrine Victoire

 

Les questions légitimes des parents bienveillants

Quel psy pour mon enfant : une question à choix multiples

Quel psy pour mon enfant ? une question primordiale pour tout parent. Sandrine Victoire, cabinet psy 94 http://www.psy-94.fr
Quel psy pour mon enfant ? une question primordiale pour tout parent. Sandrine Victoire, cabinet psy 94 http://www.psy-94.fr

Quel psy pour mon enfant ? Quelles différences fondamentales entre ces professionnels, dont les formations de base et les pratiques diffèrent ? Quelle démarche sera la mieux adaptée à mon enfant ? Mon enfant est-il (elle) prêt(e) ? Serons-nous, parents, associés ou bien exclus des séances de psychothérapie ? Allons-nous, en tant que parents, bénéficier également des conseils de ce professionnel, ou va-t-il juste parle à notre enfant ? Un professionnel qui suit notre enfant nous fera-t-il un feedback ou gardera-t-il les confessions de notre enfant sous le sceau du secret professionnel ? Est-ce que cette démarche est utile ? nécessaire ? dangereuse ? Va-t-il (elle) aller mieux ou pire ensuite ? Puis-je faire confiance ? Va-t-on me juger ou me remettre en question en tant que parent ? Cette démarche est parfois angoissante, complexe et les réponses des professionnels sont parfois floues ou absentes. Certains professionnels proposent un site internet ou bien une plaquette de communication, mais bon nombre des professionnels de la relation d’aide ne communiquent pas sur leurs pratiques. Ce vide de communication peut être un choix, qui ne va pas dans le sens d’éclairer ou de rassurer les parents bienveillants. Il arrive que le professionnel soit recommandé par un proche ou un médecin, qui peut donner aux parents des informations et des repères pour mieux situer l’approche de ce thérapeute et donc aider les parents à se positionner. Dans le cas contraire, il n’est pas toujours simples de s’orienter seuls.

L’approche de la thérapie familiale systémiques pour aider votre enfant et toute la famille

Si, en tant que parents, vous attendez de ce professionnel qu’il vous associe à l’accompagnement de votre enfant, Sandrine Victoire vous recommande plutôt l’approche de la thérapie familiale systémique, qui va vous aider à trouver un nouvel équilibre au niveau de toute la famille et va permettre à chacun de s’exprimer et de trouver sa place. Les séances familiales peuvent inclure toute la famille, ou bien seulement une partie, selon le besoin d’une séance à l’autre. Si vous souhaitez réellement que votre enfant soit suivi et avoir un diagnostic pour écarte des hypothèses de trouble ou de maladie, un psychologue pour enfants ou un pédopsychiatre pourra suivre votre enfant de manière individuelle,  avec un espace bien à lui, en dehors de ses parents. Cet accompagnement individuel n’exclut pas les séances familiales, complémentaires, qui elles vont aider toute la famille et chaque acteur qui entoure l’enfant. Si vous souhaitez une guidante parentale, vous pouvez vous tourner notamment vers des spécialistes du comportement de l’enfant ou des professionnels de la parentalité bienveillante, ou parentalité positive.  Si les difficultés de l’enfant sont liés à sa communication, les apports d’un orthophoniste peuvent être très utiles, en complément d’un travail familial. Si l’enfant a des comportements d’agitation, le travail d’un psychométricien ou encore des séances avec un professionnel de l’hypnose adaptée aux enfants peuvent être d’une grande aide, en complément d’une thérapie familiale systémique. Pour tout parent se questionnant sur l’hypothèse d’un trouble ou d’un dysfonctionnement grave, il est recommandé de consulter un pédopsychiatre ou bien un neurologue spécialisé. Quoiqu’il en soit, la thérapie familiale systémique va vous permettre à vous, parents, d’être pleinement associés à la démarche, qui ensuite permet d’inclure autres professionnels entourant votre enfant de manière adaptée.

L’enfant face aux épreuves de la Vie

Dès lors que l’enfant souffre d’un problème qui est d’ordre familial, nous parlons d’une difficulté « systémique », c’est à dire que tout le système familial est concerné. Dans ce cas, la thérapie familiale systémique est recommandée. Les épreuves de la Vie qui affectent les familles, comme les conflits familiaux, une perte d’emploi, le deuil d’un grand-parent, les déménagements et les enjeux financiers ou professionnels, affectent également nos enfants qui sont des victimes par ricochet des épreuves et des accidents de la Vie. Mais aussi, pour certains couples, les disputes, les mésententes, voire même la séparation et ses conséquences, jusqu’au jour de la recomposition familiale… Tous ces aléas de la Vie nous imposent à nous, parents, de nous retourner, de rebondir et de nous adapter à titre personnel, tout en continuant parallèlement d’être de bons parents et d’accompagner nos enfants dans ces changements. Seulement, il arrive que toutes ces épreuves agitent avec forces notre équilibre émotionnel et à nous sentir dépassés par les réactions de nos enfants. L’enfant a parfois du mal à dire ce qui se passe en lui. C’est pas des symptômes, la fameuse « communication non verbale », que l’enfant exprime quand ça ne va pas. Ce langage est simple, naturel, tellement simple que nous, parents, sommes parfois dépassés et impuissants. Nous, parents, avons appris à « mettre des mots sur les maux », à réfléchir, à contrôler, à assumer, à analyser, à interpréter. C’e le fameux « je pense, donc je suis », de Descartes et des philosophes des lumières qui ont privilégier la pensée, plutôt que le ressenti.  Le problème, c’est que nos enfants impriment et expriment d’abords, dans leur corps, non dans leur tête. C’est notre as à nous aussi, adultes, mais nous avons oublié ce mécanisme naturel de corps et des émotions, au profit de analyse et de la pensée. Alors comment savoir si notre enfant va bien ?  Si notre tête et notre analyse ne nous est pas utile ici, alors comment faire ? C’est bien là tout l’enjeu pour les enfants : les enfants manifestent leurs maux par des symptômes. Alors quels sont ces symptômes ? et à partir de quel moment devons-nous nous alarmer ?  Comment différencier le normal du pathologique ?

Quand consulter un psy pour aider mon enfant ?

Le moment opportun pour entamer un suivi en vue d’aider son enfant dépend de chaque situation. Si vous êtes inquiets ou si un professionnels de l’enfance vous invité à consulter, c’est alors opportun. Pour vous aider, Sandrine Victoire vous propose ici d’envisager plusieurs moments clés pour solliciter une aide pour votre enfant. Au préalable, il est important de savoir comment repérer que son enfant a besoin d’une aide psychologique. Un enfant, surtout en bas âge, ne manifeste pas sa souffrance de la même manière qu’un adulte.

Les symptômes des enfants qui doivent alerter les parents

  • Les symptômes qui doivent altérer en urgence :
    • Des maux de ventre : mes maux de ventre sont à prendre très au sérieux chez les enfants, quelque soit leur âge. Pensez aussi aux intolérances alimentaires, notamment le gluten et les produits laitiers ! ;
    • Des maux de tête : les maux de tête sont également à prendre très au sérieux chez les enfants, quelque soit leur âge.
    • La fatigue chronique;
    • Des difficultés d’apprentissage, une déscolarisation, une phobie solaire, le harcèlement à l’école ou sur Internet : ces difficultés sont graves pour l’enfant, il est nécessaire et urgent d’agir;
  • Les symptômes d’un changement de comportement :
    • Des crises de larmes : les pleures chez l’enfant peuvent révéler un stress important, la frustration est difficile à gérer pour l’enfant. Il faut en parler avec lui et comprendre ce qui se passe;
    • Des comportements d’évitement : L’enfant évite, se met à l’écart ou en retrait, parle peu, dépendance aux écrans
    • Des comportements d’agressivité : violence soudaine (verbale ou physique), des gestes brusques, des cris ou des colères intenses
  • Une opposition répétée : le « non » systématique, le refus répété de participer à la vie de famille ou aux activités (scolaires, extra-scolaires)
  • Un manque d’appétence ou de motivation : pas envie d’aller à l’école, pas envie de participer à ses activités ou à ses jeux favoris
  • ou tout autre comportement inhabituel chez votre enfant

L’enfant ne trouve pas toujours les mots, ou n’a pas les mots pour analyser et expliquer ce qui se passe en lui. Ce sont les signes extérieurs et « non verbaux » qui peuvent alerter les parents ou des tiers (école, nourrice, etc.) sur une difficulté ou un problème que rencontre l’enfant. L’attitude à privilégier demeure celle de l’acceptation et de l’écoute de ce qui se passe en lui, notamment au travers de la question essentielle qui est : « que se passe-t-il dans ton coeur? », ou bien formulée comme ceci « c’est comment dedans toi ? ».

Quand ils s’interrogent à savoir « quel psy pour mon enfant », les parents, aussi bienveillants soient-ils, submergés par leurs émotions et leur affect, ne sont pas toujours à l’aise pour questionner l’enfant sur ce qu’il vit en lui. C’est parfois difficile d’être autant touchés par ce que vit notre enfant et, une même temps, d’accepter ce qu’il essaie de nous dire. C’est émotionnellement conflictuel pour les parents : la culpabilité, le sentiment d’impuissance, la peur, sentiments auxquels s’ajoutent a gestion de nos propres souffrances, rendent l’exercice parfois complexe.

Le conflit émotionnel de l’enfant : quel risque si je dis que je ne suis pas content ?

L’enfant aussi peut se trouver en conflit émotionnel face à son parent. Ce conflit émotionnel, c’est celui de dire ce qui se passe dans son coeur.C’est parfois pour l’enfant prendre un risque majeur que de dire ce qu’il ressent vraiment, le risque de blesser son parent. L’enfant se questionne en permanence sur comment préserver ou amplifier l’amour que son parent lui porte, c’est un besoin fondamental chez lui. Dire ce qui le blesse, ne serait-ce pas prendre le risque majeur et insoutenable de décevoir ou de perdre ce parent tant aimé ? L’enfant est pris entre ses deux besoins fondamentaux que sont : son besoin du cadre parentale  (et le respect de cet autorité parentale) et son besoin d’amour et de reconnaissance. Parce que l’enfant a très peur de contrarier ses parents et de perdre l’amour qu’ils lui portent, l’enfant peut facilement se mettre en conflit émotionnel et ainsi garder à l’intérieur de lui des frustrations, des besoins et des émotions parasites, par peur de blesser ou d’être blessé par ses parents, par amour absolu pour eux.

Ainsi, d’une part, la difficulté à mettre des mots et à analyser en lui et d’autre part, la peur de s’opposer, décevoir ou d’être rejeté par ses parents, l’enfant va se sur-adapter, c’est à dire s’adapter au delà de ses capacités psychologiques. Dans ce processus, plus que les mots, ce sont les symptômes qu’ils manifestent dans son comportement qui peuvent alerter les parents. La complexité est que ces symptômes sont parfois très loin de la cause et de l’origine de sa difficulté intérieures. Ainsi, des difficultés scolaires peuvent prendre leur origine ailleurs qu’à l’école. Des maux de tête, une agitation, des maux de ventre chroniques peuvent provenir de diverses souffrances. La dimension très « non verbale », très somatique, de l’enfant n’aide pas les parents bienveillants à faire des liens et à se situer par rapport aux difficultés de l’enfant.

Danger ou risque de danger : quel psy pour mon enfant ?

Lorsque la situation familiale fait apparaitre un danger pour l’enfant, ou un réel risque de danger, il est alors nécessaire de faire appel aux services de protection de l’enfance et de s’en remettre aux institutions de protection spécialisées. Ces situations, dans lesquelles un enfant est en danger ou en risque de l’être, au regard de la loi, imposent aux professionnels, ainsi qu’à toute personne, de le signaler aux autorités compétentes dans le champ de la protection de l’enfance. Ce cadre impose les professionnels en libéral et toute personne de sortir du sceau du secret pour alerter les autorités. C’est le cas des violences conjugales ou parentales, physiques, psychologiques ou verbales, des abus sexuels (attouchements, viols)  et de toutes négligences ou maltraitantes graves affectant un enfant.

Quel psy pour mon enfant : suivi individuel ou thérapie familiale ?

Face à toutes ces questions, les parents bienveillants se demande quel psy pour mon enfant va correspondre à son besoin de soutien et à notre besoin de compréhension.  Dans un moment de débordement émotionnel (le burn out familial), qui perturbe aussi les enfants, il est utile, voire nécessaire, de consulter en tant qu’adulte et, le cas échéant, de faire suivre son enfant. Quel psy pour mon enfant : suivi individuel ou thérapie familiale ? Sandrine Victoire, coach et thérapeute installée dans l’Est de la banlieue Parisienne (94), propose un accompagnement plus global, dit « thérapie systémique ». La thérapie familiale systémique permet d’intégrer l’ensemble des acteurs de la famille (parents, enfants, mais aussi les familles au sens large), afin d’accompagner les changements de vie et d’aider toute la famille à faire face aux épreuves, tout en redonnant la place à chacun. La thérapie familiale systémique permet d’accompagner à la fois individuellement et collectivement, les enfants, les parents et de faciliter les interactions entre les uns et les autres. Certains parents se tournent vers Sandrine Victoire, après avoir tenté de consulter un pédopsychiatre ou un psychologue pour enfants, séances dans lesquels les parents n’étaient pas associés et dont ils n’avaient aucun retour, pour cause de serre professionnel. Mais comment aider un enfant, surtout un enfant encas âge (mois de 10 ans), sans associer les parents et sans mettre les parents au travail ? Selon Sandrine Victoire, un enfant en bas âge n’est pas autonome. Il n’est pas autonome psychiquement, financièrement, émotionnellement, intellectuellement. Les symptômes qui manifeste sont très reliés aux interactions et aux vécus des parents. Sandrine Victoire propose un cadre de thérapie familiale systémique lorsqu’elle est sollicitée pour la psychothérapie d’un enfant de moins de 10 ans. Elle peut demander à recevoir l’enfant seul ou les parents seuls, mais elle ne s’engage pas sur une psychothérapie individuelle se réduisant à l’enfant seul en séance. Selon Sandrine Victoire, « une psychothérapie individuelle nécessite qu’une seule et même personne soit le demandeur, le plaignant, la personne en souffrance et la porteuse de symptômes et que cette seule et même personne soit en mesure de faire des liens entre sa demande, sa souffrance et ses symptômes. un enfant de moins de 10 ans n’a pas l’autonomie nécessaire pour prendre cet engagement de psychothérapie individuelle, l’approche systémique et familiale est alors, à mon sens, plus adaptée ».

Si vous souhaitez avoir plus de renseignement sur la question de savoir quel psy pour mon enfant, vers quel professionnel s’orienter, si la thérapie familiale systémique vous intéresse, vous pouvez contacter Sandrine Victoire au 06 75 64 83 53. Pour en savoir plus, consultez la page dédiée à la psychothérapie de l’enfant et de l’adolescent.